Instituts de recherche en santé du Canada
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Introduction

Objectifs d’apprentissage : 1) comprendre l’histoire de l’application des connaissances aux IRSC; 2) comprendre les différences entre l’application des connaissances (AC) en fin de subvention et l’application des connaissances intégrée (ACI); 3) apprendre comment l’ACI s’appuie sur les principes de la recherche participative; 4) comprendre les principes fondamentaux de la recherche participative; 5) savoir quand l’ACI ne convient pas.

  1. Histoire de l’application des connaissances aux Instituts de recherche en santé du Canada.

    Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont pour but à la fois de développer de nouvelles connaissances en recherche et de veiller à ce que ces nouvelles connaissances soient appliquées en vue d’obtenir des résultats pratiques. Les IRSC, créés le 7 juin 2000 en vertu du projet de loi C-31, ont reçu le mandat « d'exceller, selon les normes internationales reconnues de l'excellence scientifique, dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d'améliorer la santé de la population canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada. » Aux IRSC, l’application des connaissances (AC) consiste à : 1) faire en sorte que les utilisateurs des connaissances* soient au courant des nouvelles connaissances et faciliter de manière active l’utilisation des connaissances afin d’améliorer la santé, les services de santé et les systèmes de soins de santé au moyen de résultats fondés, non seulement sur des preuves, mais aussi sur la pratique; 2) combler l’écart entre ce que nous savons et ce que nous faisons (réduire l’écart savoir-action); 3) convertir les connaissances issues de la recherche en mesures concrètes.

    Les IRSC définissent l'AC comme « un processus dynamique et itératif qui englobe la synthèse, la dissémination, l'échange et l'application éthique des connaissances en vue d'améliorer la santé de la population canadienne, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé ». Cet énoncé reconnaît que l’AC est complexe et qu’elle requiert un processus interactif et dialectique entre les chercheurs et les utilisateurs des connaissances.

  2. Différentes formes d’application des connaissances

    Les IRSC divisent l’AC en deux grandes catégories définies ci-dessous : l’application des connaissances en fin de subvention et l’application des connaissances intégrée.

    Dans les deux cas, elles ont pour but de faire en sorte que les nouvelles connaissances entraînent des mesures d’amélioration de la santé et des services de soins de santé au moyen du « cycle des connaissances à la pratique » (Graham 2006 & 2007) qui exige : 1) la définition du problème et la sélection des connaissances pertinentes; 2) l’adaptation des connaissances au contexte local; 3) l’évaluation des obstacles à l’utilisation des connaissances; 4) la sélection, l’adaptation et la mise en œuvre des interventions; 5) la surveillance de l’utilisation des connaissances; 6) l’évaluation des résultats; 7) le soutien de l’utilisation des connaissances qui achève et relance le cycle. La Direction de la synthèse et de l’échange des connaissances des IRSC s’est engagée à appuyer toutes les formes d’AC; les stratégies et activités d’AC peuvent être complexes et peuvent varier selon le type de recherche à appliquer et selon l’auditoire des utilisateurs des connaissances.

    L’AC en fin de subvention est le moyen classique auquel les chercheurs ont recours habituellement pour assurer la dissémination des résultats de leur recherche en discutant des résultats avec des pairs, en présentant des exposés à des colloques et en publiant les constatations, généralement lorsque le gros de la recherche est terminé.

    Application des connaissances intégrée. Contrairement à l’AC en fin de subvention, l’application des connaissances intégrée (ACI) consiste à engager et à intégrer ceux qui devront agir sur les résultats, les utilisateurs des connaissances, dans le processus de recherche. L’ACI exige que les chercheurs et les utilisateurs des connaissances forment des partenariats et s’engagent dans un processus de collaboration se fixant comme impératifs la coproduction, l’échange et la mise en pratique des connaissances. En intégrant les utilisateurs des connaissances à chaque étape, l’AC s’insère dans le processus et les chercheurs minimisent ainsi la possibilité que des obstacles imprévus surviennent lorsque le moment est venu de passer à l’application des résultats avec les intervenants.

    L’ACI convient mieux dans le cadre de la recherche axée sur la résolution de problèmes plutôt que de la recherche motivée par la curiosité. De plus, l’élan initial de l’étude peut souvent provenir d’un utilisateur des connaissances qui a cerné un problème ou un besoin d’intervention et a approché des partenaires universitaires à la recherche de solutions au problème.

    Pour qu’il y ait une ACI, il faut au moins que les chercheurs et les utilisateurs des connaissances 1) décident ensemble de formuler les questions de la recherche, 2) interprètent les résultats de l’étude, 3) rédigent les messages au sujet des résultats et mettent les résultats de la recherche en pratique. Dans certaines situations, ce partenariat est élargi de manière à ce que les utilisateurs des connaissances soient aussi partenaires dans les décisions concernant la méthodologie de recherche, la mise au point des outils et la collecte des données (voir module 4). Les avantages les plus marqués de l’ACI sont les suivants : les utilisateurs des connaissances apportent des connaissances, compétences et perspectives différentes à l’équipe de recherche, ils ont une compréhension des résultats qui leur est propre (elle peut différer de celle des chercheurs) et ils sont bien placés pour mettre ces résultats en pratique. Les chercheurs ont un ensemble de compétences raffinées et précises pour la réalisation de la recherche et l’obtention de subventions; ils possèdent également leur propre réseau de contacts. Par ailleurs, les utilisateurs des connaissances possèdent une expertise dérivée de leur adhésion comme membres d’organismes, de communautés ou de domaines professionnels, et ont beaucoup à apporter tout au long de la recherche. Voici les atouts des utilisateurs des connaissances : ils comprennent le problème ainsi que le contexte et l’environnement dans le cadre desquels les résultats de la recherche devront être appliqués, ils sont capables de reconnaître immédiatement les éléments facilitateurs et les obstacles possibles concernant la mise en pratique des constatations, ils ont bien placés pour faire adopter les nouvelles connaissances, ils peuvent adapter les messages et les interventions, et ils sont en mesure d’évaluer le processus et les résultats de la mise en œuvre. Les utilisateurs des connaissances peuvent jouer un rôle essentiel dans l’élaboration et l’exécution d’un plan de dissémination qui peut comprendre un rapport en fin de subvention aux organismes de financement, des exposés aux intervenants, des séances éducatives à l’intention des organismes de santé, des patients, des praticiens et/ou des responsables des politiques, la création d’outils, des efforts de commercialisation, l’utilisation de courtiers des connaissances et la participation des médias. Ce sont tous des domaines où les chercheurs manquent de temps, de contacts et de motivation pour continuer. Il est très important de reconnaître et de respecter toutes les différentes formes d’expertise – la force de l’ensemble de l’équipe résulte de la somme des voix et de la diversité des connaissances, expériences et points de vue de toutes les personnes autour de la table.

  3. Chevauchement de l’ACI et de la recherche participative

    L’ACI s’appuie sur une approche par rapport à la recherche en partenariat fondée sur un corpus sans cesse croissant d’expériences saisies dans la littérature de la recherche participative. Étant donné que la littérature dans le domaine de l’ACI est à peine naissante, nous avons puisé à même le riche répertoire de connaissances en recherche participative pour élaborer ces modules.

    Les chercheurs qui connaissent bien la recherche participative reconnaîtront son chevauchement avec l’ACI. La recherche participative a été définie par la Société royale du Canada comme « une enquête systématique auprès de ceux qui sont touchés par la question à l'étude en vue d'une action ou d'un changement social » (Green 1995) et est reconnue de plus en plus comme une méthode très efficace pour rehausser la pertinence et la valeur de la recherche en santé. Les buts tout aussi importants de la recherche participative consistent à entreprendre une recherche de qualité appliquant un haut degré de rigueur scientifique, à faire bénéficier les utilisateurs des connaissances travaillant en partenariat avec les chercheurs et à développer des connaissances qui s’appliquent dans d’autres contextes. La rigueur scientifique ne devrait pas être sacrifiée ! À vrai dire, la seule revue systématique des recherches participatives a permis de constater que les projets les plus réussis étaient les plus rigoureux sur le plan scientifique (Viswanathan 2004). La recherche participative est une approche à l’égard de la recherche – plutôt qu’une méthodologie – et elle utilise donc les méthodes qualitatives, quantitatives ou mixtes au besoin. Dans sa pleine expression, la recherche participative engage les chercheurs et les utilisateurs finaux afin de former une équipe pour la prise de décisions tout au long du processus d’élaboration de la question de recherche, la mise au point des outils, la collecte, l’analyse et l’interprétation des données, la formulation des conclusions, la conception de la stratégie de dissémination et de diffusion des résultats. On convient généralement que la recherche participative comprend un large éventail de scénarios de partenariat et que les utilisateurs des connaissances peuvent ne pas participer à toutes les étapes, surtout lors de la mise au point des outils, et de la collecte et de l’analyse des données. Comme mentionné précédemment, les IRSC recommandent que l’ACI exige, au minimum, l’élaboration d’une question de recherche, l’interprétation des données, la conception des messages et la dissémination des résultats. (Ces étapes constitueraient le même minimum dans le cas d’un projet de recherche participative).

    La difficulté qui peut se présenter aux chercheurs qui ont l’habitude de prendre toutes les décisions, est d’apprendre à travailler comme membre d’une équipe, à respecter les points de vue des autres, à partager le pouvoir et l’autorité, à développer des relations positives, à comprendre les divers calendriers et échéanciers et à acquérir la souplesse nécessaire pour composer avec les événements, cultiver la confiance et trouver des solutions « gagnant-gagnant ». Les utilisateurs des connaissances ont les mêmes défis à relever, et ils doivent mieux comprendre les échéanciers de la recherche et les exigences universitaires imposées aux chercheurs.

    Table 1(d): Comparing the Roles of Researchers and Knowledge-User Partners in Participatory Research and Integrated Knowledge Translation (IKT)
    RĂ´les des partenaires dans la recherche participative

    Rôles des utilisateurs des connaissances dans l’application des connaissances intégrée
    Fixer les buts et objectifs de la recherche

    →

    Élaborer des questions de recherche
    Décider des méthodes et de la durée des projet

    →

    Prendre les décisions relatives à la méthodologie
    Établir la stratégie et le contenu de l’évaluation;
    Faire la collecte des données

    →

    Aider à la cueillette des données et à la mise au point d’outils
    Interpréter les données

    →

    Interpréter les résultats des études
    Dissémination conjointe des résultats dans la langue de la communauté et en termes scientifiques auprès des communautés, des cliniciens, des administrateurs, des scientifiques et des organismes de financemen

    →

    Conception des messages et dissémination des résultats de recherche
    Mise en pratique des résultats
    Inspiré de : Macaulay AC, Gibson N., Freeman W, et al. Participatory Research Maximizes Community and Lay Involvement. BMJ 1999;319:774 -778

    Extrait de http://www.cihr-irsc.gc.ca/e/33747.html; Application des connaissances aux IRSC - Dr Ian D Graham; 28 février 2007

  4. Principes de la recherche participative

    Les principes suivants sont définis dans la littérature sur la recherche participative et ont été adaptés aux fins des partenariats d’ACI (Israel 1998; Minkler & Wallerstein 2003; Macaulay 1998 & 1999; Green & Kreuter, 2005):

    • Tous les partenaires jouent un rĂ´le Ă©gal dans la prise de dĂ©cision et la gouvernance partagĂ©e.
    • Tous les partenaires sont des experts dans leurs propres contextes et possèdent une expĂ©rience diffĂ©rente, mais de valeur Ă©gale.
    • Les diffĂ©rences de pouvoirs entre partenaires sont reconnues et traitĂ©es avec tact.
    • Tous les intervenants discutent des torts et avantages possibles de la recherche.
    • Les connaissances sont créées conjointement et sont donc dĂ©tenues en copropriĂ©tĂ©.
    • Tous les partenaires contribuent adĂ©quatement Ă  l’interprĂ©tation des rĂ©sultats.
    • Tous les partenaires contribuent adĂ©quatement Ă  la formulation des messages.
    • Tous les partenaires contribuent adĂ©quatement Ă  la dissĂ©mination des rĂ©sultats.

  5. Est-ce que tous les chercheurs devraient participer à l’ACI et/ou à l’application de leurs résultats de recherche?

    Pour de nombreux chercheurs, la dissémination des résultats de recherche auprès de l’auditoire pertinent (y compris les autres chercheurs) suffit normalement. C’est particulièrement vrai pour les chercheurs du thème 1 des IRSC†, mais même pour eux, il est possible de bénéficier d’un partenariat avec des utilisateurs des connaissances. En général, des efforts plus intenses d’application des connaissances ne devraient être déployés que lorsqu’il existe amplement de données probantes justifiant l’application – c.-à-d. en vue de la modification d’une pratique clinique ou des services de santé. Les chercheurs ne sont pas tous tenus de devenir des experts en application ou mise en œuvre, puisqu’il existe maintenant des spécialistes et courtiers du savoir en AC qui peuvent apporter leur aide concernant le processus et les possibilités de financement (module 8).

    Cependant, nous recommandons fortement que chaque chercheur envisage l’utilisation possible de ses travaux et comment les résultats pourraient avoir une incidence plus étendue s’ils étaient conjointement produits, diffusés, abordés et compris par les utilisateurs des connaissances concernés. La question fondamentale est la suivante : est-ce que l’ACI pourrait aider à atteindre ces buts?

    Tableau 1(e) : L’ACI convient-elle à mon travail?

    Voici quelques points dont vous devez tenir compte pour décider si vous devez entreprendre ou non un projet d’ACI. Ces questions ne se veulent pas une liste de contrôle exigeant que vous répondiez « oui » à chacune de ces questions. Elles cherchent plutôt à stimuler la réflexion en faisant intervenir des éléments à prendre en considération quand vous envisagez d’entreprendre un projet d’ACI.

    Certaines questions que les chercheurs devraient se poser avant de s’engager dans un processus d’ACI (adapté d’Alvarez 2001):

    • Vos buts personnels (par ex., professionnels, durĂ©e d’affectation), perspective et style de relations interpersonnelles (par ex., travail d’équipe, Ă©coute) sont-ils compatibles avec une approche d’ACI?
    • ĂŠtes-vous ouvert Ă  une dĂ©marche axĂ©e sur la rĂ©solution de problèmes par opposition Ă  une recherche purement motivĂ©e par la curiositĂ©? Autrement dit, voulez-vous surtout apporter des changements en rĂ©ponse Ă  un problème concret dans la rĂ©alitĂ©?
    • ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  fournir les efforts pour former des partenariats avec des utilisateurs des connaissances et Ă  appuyer le processus d’ACI?
    • ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  faire preuve de souplesse par rapport Ă  vos objectifs de projet et Ă  accepter que votre proposition soit rejetĂ©e par les utilisateurs des connaissances?
    • ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  partager la prise de dĂ©cision Ă  toutes les Ă©tapes importantes du processus de recherche et Ă  gĂ©rer conjointement le projet?
    • ĂŠtes-vous conscient qu’un processus d’ACI demande souvent beaucoup de temps et peut constituer un fardeau administratif?
    • ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  apprendre des utilisateurs des connaissances et Ă  maximiser leur expertise, mĂŞme si cette expertise n’est pas scientifique?
    • ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  reconnaĂ®tre ouvertement les diffĂ©rences de pouvoirs entre chercheurs et utilisateurs des connaissances, surtout Ă  l’égard de la recherche communautaire?
    • Est-ce que le chef de votre Ă©tablissement et/ou dĂ©partement valorise et appuie une approche d’ACI?

      Les utilisateurs des connaissances qui envisagent un partenariat avec des chercheurs pourraient se poser les questions suivantes :

      • Est-ce que ce domaine de recherche est important dans votre contexte et correspond-il aux besoins de la communautĂ© ou de l'organisme que vous reprĂ©sentez?
      • Est-ce que vous et votre organisme ou communautĂ© ĂŞtes disposĂ©s Ă  accepter des rĂ©sultats de recherche qui peuvent diffĂ©rer de ceux que vous aviez imaginĂ©s?
      • Est-ce que votre description de tâches comprend la crĂ©ation de liens entre chercheurs et, si ce n'est pas le cas, serait-on disposĂ© Ă  l'Ă©largir en ce sens?
      • ĂŠtes-vous conscient des rĂ©alitĂ©s de la recherche, y compris les Ă©chĂ©ances et les limites de financement, le besoin de produire des rĂ©sultats rigoureux sur le plan scientifique et de publier dans des revues spĂ©cialisĂ©es?
      • ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  fournir des efforts pour Ă©tablir des partenariats avec des chercheurs et Ă  appuyer le processus d’ACI?
      • ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  faire preuve de souplesse dans vos objectifs de projet et Ă  accepter que votre proposition soit modifiĂ©e par les chercheurs?
      • ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  partager la prise de dĂ©cision Ă  toutes les Ă©tapes importantes du processus de recherche et Ă  gĂ©rer conjointement le projet?
      • ĂŠtes-vous conscient qu’un processus d’ACI demande souvent beaucoup de temps et peut constituer un fardeau administratif?

  6. Introduction aux modules

    Ces modules ont été élaborés à partir des principes de la recherche participative et des écrits au sujet de la recherche en partenariat dans le but d'initier les chercheurs et les utilisateurs des connaissances aux stratégies d'élaboration de partenariats de recherche efficaces en ACI.

    Ce cours est l’ACI 101 ! Les chercheurs expérimentés en ACI et en recherche participative peuvent y trouver des références et des rappels pertinents ainsi que des études de cas utiles. Cependant, une récente évaluation des besoins de professeurs travaillant en santé a fait ressortir que bien que tous s’intéressent à toutes les étapes du partenariat, les besoins varient selon le degré d’expérience des chercheurs en recherche participative (Salsberg 2008). Par exemple, ceux qui se reconnaissent comme ayant « peu ou pas d’expérience en recherche participative » se sont dits des plus intéressés aux sujets concernant la participation des partenaires et la formulation conjointe de la conception de la recherche. Par ailleurs, ceux qui se reconnaissent comme ayant « beaucoup d’expérience en recherche participative » sont se sont montrés très intéressés à en apprendre sur la façon d’influencer les politiques, sur les questions de recherche participative et sur la rédaction de demandes de subventions propres à la recherche participative.

    Certains points – notamment aux modules 2 et 7 portant sur l’élaboration et le maintien de partenariats entre chercheurs et utilisateurs des connaissances – reposent sur les recommandations apprises par expérience et sont documentés dans un examen de la littérature choisie en recherche participative. Ce travail a été effectué en appliquant les lignes directrices en matière de recherche participative reposant sur des données probantes élaborées par la Société royale du Canada (Green, 1995) à des articles par des auteurs reconnus dans ce domaine : B Israel, M Minkler, N Wallerstein et AC Macaulay (quatre auteurs reconnus au moyen de CiteSpace). Les modules comprennent plusieurs références au Web parce que ces références sont jugées utiles et qu’elles sont accessibles à tous les partenaires. Nous avons aussi recommandé au lecteur d’étudier deux recueils de cas présentés comme exemples de projets d’application des connaissances tant en fin de subvention que par ACI. Ces ouvrages sont produits respectivement par l’Institut de la santé publique et des populations et par l’Institut des services et des politiques de la santé et font également une revue du portefeuille de l’AC aux IRSC.

Modifié le: lundi, 23 mars 2009, 14:49